Université Gaston Berger de Saint-Louis : Les arrières de paiement du Crous plombent les restaurants et reportent l’ouverture du campus social

Les restaurants universitaires de Saint-Louis ne seront pas fonctionnels à l’ouverture de l’année académique prévue demain. La cause : une grosse dette du centre des œuvres régionales de Saint-Louis (Crous). Face à cette situation extraordinaire pour une université publique, et pour éviter des perturbations comme celles ayant conduit à la mort non encore élucidée de l’étudiant Fallou Sene, la Direction du Crous a décidé de ne pas ouvrir le campus social. Elle a sollicité un délai d’un mois pour pouvoir le faire.

 

La rentrée universitaire rime avec inquiétude et crainte du copté de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Et pour cause, le Centre régional des œuvres universitaires (Crous) ne peut pas ouvrir le campus social, à cause de la non-fonctionnalité des restaurants, plombés par les arriérés de paiements. « dans l’attente que des mesures soient prises par les autorités et pour anticiper d’éventuels perturbations, j’ai le regret de vous informer que le Crous n’est pas en mesure d’ouvrir le campus social pour le démarrage de l’année académique prévue le 04 octobre 2019, à cause de la non-disponibilité des restaurants universitaires », s’est expliqué le patron du Crous auprès du recteur Ousmane Thiaré, dans une lettre datée du 1er octobre et dont « Les Echos » a copie. Et dans sa lettre, pape Ibrahima Faye de solliciter « un délai d’un mois pour la reprogrammation de l’ouverture du campus social ».

 

Dans sa missive, le Directeur du Crous reconnait que sa structure doit plus d’un milliard aux restaurateurs et qu’il en avait déjà informé le ministre de tutelle. « Par les lettres n°01045/Crous/Csa et n°1085/Crous.Csa, respectivement du 17 septembre et du 25 septembre 2018, j’attirai l’attention du ministre en charge de l’Enseignement supérieur sur un éventuel dysfonctionnement des restaurants universitaires à qui le Crous doit, à la date du 10 aout 2018, des arriérés de paiements de 14 640 324 442 Fcfa », note-t-il.

 

Pire, il souligne que « la ligne budgétaire des repreneurs des restaurants universitaires enregistre un déficit de 2 342 801 673 Fcfa.

 

Et pourtant, les repreneurs des restaurants avaient sonné l’alerte, afin qu’on n’en arrive pas à cette situation. C’est ainsi qu’ils avaient écrit au patron du Crous, par une lettre datée du 418 septembre et reçue le 24 septembre dernier. Et le 25 septembre, Pape Ibrahima Faye les avait reçus. Une rencontre qui avait confirmé les préoccupations des restaurateurs et les risques d’indisponibilité des restaurants.

 

Les Echos

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